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Il n’est jamais trop tard pour assouvir sa passion de la musique

Gilles Lemieux est probablement celui qui connaît le mieux chaque recoin de l’École de musique Jésus-Marie pour y avoir travaillé comme concierge pendant plusieurs années.

Un environnement de travail idéal pour un amoureux de la musique qui n’avait jamais vraiment eu l’occasion d’assouvir sa passion.

« Parfois, il restait des partitions écrites au tableau et j’essayais de les déchiffrer pour apprendre à lire la musique », confie-t-il avec un sourire.

Plus jeune, il lui arrivait de « gratter » de la guitare, mais sans plus.

En 1996, il décide que le moment est venu d’approfondir ses connaissances en prenant ses premiers cours de guitare classique à l’École après s’être acheté un instrument.

« Pendant quatre ou cinq ans, tout en m’enseignant la guitare, ils m’ont appris à lire la musique », souligne-t-il.

Guitare électrique et cours de chant

En 2000, Gilles a opté pour des cours de guitare électrique. Il en a suivi pendant plus de 15 ans.

Lors d’un de ces cours, son professeur lui a suggéré de chanter une chanson d’Éric Clapton.

« J’ai vraiment aimé ça. À ce moment-là, j’ai commencé également des cours de chant que j’ai suivi pendant trois ans, jusqu’à l’année dernière », explique-t-il.

En parallèle, il a décidé de s’inscrire au cours de combo réservé traditionnellement aux jeunes. « J’étais le pépé du groupe! », lance-t-il en riant.

De fil en aiguille, d’autres adultes se joignent au groupe et ils finissent par former un orchestre.

Au sein du combo, comme le poste de guitariste est déjà comblé, il décide de jouer de la basse électrique. Puis, passionné de jazz, il commence à reluquer du côté de la contrebasse « un instrument qui avait de la gueule », confie-t-il.

À tel point qu’il a finalement décidé d’apprendre à jouer de cet instrument fortement associé au jazz.

S’épanouir par la musique

À un certain moment, Gilles Lemieux suivait quatre cours de musique en parallèle. « C’était presqu’un travail à temps plein ! », rigole-t-il.

Il reste qu’au fil du temps, il a grandi à travers ses expériences musicales.

« Depuis que je fais ça, il s’agit de l’affaire qui me fait le plus m’épanouir », assure-t-il.

Il raconte notamment la première fois où il a fait un spectacle de fin de session. Terriblement nerveux, il se rappelle d’être allé sur scène, mais il n’a aucun souvenir de sa performance!

Si après coup, il avait décidé de ne plus jamais remonter sur les planches, l’encouragement de ses professeurs l’ont convaincu de récidiver … Et d’aimer ça!

« En mai prochain, moi et mon combo on va jouer à l’Espéranto », glisse-t-il fièrement en ce sens.

Un projet de retraite

Retraité depuis peu, Gilles a désormais tout le loisir de s’adonner pleinement à sa passion de la musique.

Chez lui, une pièce est réservée à la pratique de son instrument. Tout comme sa compagne qui réalise un de ses rêves en suivant des cours de piano.

Il pourra ainsi prendre le temps nécessaire pour approfondir sa technique à la contrebasse, un instrument qui n’est pas facile, de son propre aveu.

Il a d’ailleurs l’intention de poursuivre ses deux cours actuels, soit le combo et la contrebasse tout en apprenant l’harmonica de façon autodidacte.

Pourrait-il être tenté par un autre instrument ?

Seul l’avenir le dira.